Comprendre l’Auto-contrôle de la glycémie

Cette semaine une application d’E-santé, basée sur l’auto-contrôle de la glycémie vient d’être primée au concours Lépine en France. Et ce type d’application dédiée aux diabétiques se multiplie.
Alors qui est concerné ? et est-ce si complexe ce contrôle ?

Comment se réalise un auto-contrôle glycémique ?

Dans la majorité des cas, il faut commencer par prélever une goutte de sang.
Ce prélèvement se fait majoritairement par une piqûre au bout du doigt. La goutte est ensuite déposée sur une bandelette qui permet de mesurer la quantité de sucre dans le sang.
Quelques systèmes de lecteurs automatiques existent qui évitent les manipulations, ou dans les nouveautés un patch qui évite même la piqûre (voir article ‘Plus de piqûre pour les enfants’ )

Le principe de l’automesure par piqûre, en lui-même, est simple, mais certains diabétiques éprouvent du mal à l’exécuter, d’autant que ce geste doit être fréquent.

Quel diabétique est concerné par l’auto-contrôle de la glycémie ?

C’est le médecin ou le diabétologue qui détermine s’il y a ou non nécessité d’autosurveillance et à quelle fréquence.
Mais sont généralement concernés tous les diabétiques traités à l’insuline par multi-injections. Et ce avec un auto-contrôle d’au moins 3 à 4 fois par jour.

Une femme enceinte souffrant de diabète gestationnel devra généralement effectuer un contrôle de glycémie avant et après chaque repas, ainsi qu’avant de se coucher.

Un diabétique de type 2 traité par comprimés effectuera fréquemment des auto-contrôles glycémiques, au début, afin d’apprendre comment son corps réagit à l’alimentation ou à l’activité physique, puis ces contrôles de glycémie pourront être espacés, en accord avec son médecin, ou renforcés en cas de modification dans son alimentation ou de son mode de vie.

Difficultés de l’auto-contrôle pour les diabétiques ?

La difficulté de l’auto-contrôle n’est pas tant dans le geste par lui-même, quoiqu’il ne soit pas très agréable de se piquer le doigt, mais dans la répétition et la grande fréquence, nécessaire, de ces contrôles de glycémie.

D’autant que ce contrôle glycémique a pour but d’ajuster l’apport d’insuline au taux réel de glycémie du sang,
et que cet ajustement nécessite d’avoir bien assimilé l’enseignement de son médecin ou de son diabétologue concernant l’interprétation des résultats des mesures.
Cette décision d’ajustement est souvent source de stress, en particulier pour les parents, pour les jeunes ou pour les seniors, car une erreur peut entraîner hypoglycémie ou hyperglycémie et de graves conséquences, ce qui arrive encore relativement souvent.
C’est pourquoi de nombreuses applications comme « l’application pour protocoles diabétiques » de Benoit Mirambeau primée au concours Lépine, iBG STAR, Mon Glucocompteur , et d’autres, voient le jour afin de donner plus d’indépendance, d’assurance et de sécurité aux diabétiques effectuant eux-même leur contrôle de glycémie.
Ces applications doivent toujours être ‘programmées’ en collaboration avec son médecin ou son diabétologue.

Nota : « l’application pour protocoles diabétiques » de Benoit Mirambeau n’est pas encore disponible au public car elle doit d’abord recevoir son agrément et trouver un investisseur pour sa distribution.

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