Le diabète au féminin

A l’occasion de la journée nationale de la femme, faisons le point sur le diabète au féminin.
La femme est tout comme l’homme susceptible de souffrir de diabète de type 1 ou de type 2, mais
elle peut aussi souffrir d’un diabète réservé à la gente féminine, le diabète gestationnel, un diabète qui disparaît après la naissance de l’enfant mais augmente le risque de développer un diabète de type 2 ultérieurement.
A toutes les étapes de sa vie, le diabète vient perturber peut-être plus durement la vie de la femme, en temps qu’adolescente, femme, mère, et même à la ménopause.

Diabète et adolescence

Les adolescentes sont plus touchées par des comportements alimentaires inadéquates, anorexie, boulimie …
Dans le cas de jeunes diabétiques, de type 1 en particulier, le diabète est un stress et un mode de vie qui augmente le risque de trouble alimentaire, ainsi que les risques induits par ceux-ci.
(voir notre article Troubles de l’alimentation chez le jeune diabétique )

Diabète et contraception

La question se pose à toute femme en âge de procréer, quel choix pour sa contraception.
Le large choix actuel de contraceptifs permet de répondre à toutes les situations, même en cas de diabète.
Ce choix doit se faire en fonction de la situation de chacune en dialoguant avec son diabétologue.

(voir notre article Diabète et contraception )

Diabète et grossesse

Gérer une grossesse lorsque l’on est diabétique

Lorsque l’on est femme et diabétique, envisager une grossesse peut paraître impossible, comment gérer traitement et foetus, quels risques le diabète fait-il courir au bébé …
Le risque est certes élevé mais les protocoles de suivi actuels permettent de diminuer le risque de fausse couche et le risque d’anomalie à la naissance.
Ainsi les protocoles de suivi renforcent systématiquement le contrôle glycémique, le but étant d’arriver à un niveau de glycémie normal et de s’y maintenir.
Pour parvenir à cela les femmes atteintes de diabète de type 1 et la plupart de celles atteintes de diabète de type 2 ont recourt aux injections d’insuline durant la grossesse.
Les modifications hormonales durant la grossesse nécessitent des adaptations permanentes des doses d’insulines, ce qui ne signifie pas une aggravation du diabète.
C’est pourquoi une femme enceinte atteinte de diabète doit vérifier plusieurs fois par jour son taux de glycémie afin d’optimiser la dose d’insuline à injecter avant chaque repas.
De plus elle doit être suivi de très près par une équipe médicale spécialisée.

Diabète gestationnel

Le diabète gestationnel est le diabète qui se développent durant la grossesse dû aux changements hormonaux.
Le diabète gestationnel est diagnostiqué en cas de symptômes (soif intense, envie d’uriner fréquente, perte de poids…) et par de simple test d’urine puis une prise de sang, en cas d’hérédité (personne diabétique dans la famille…) ou de situation à risque ( surpoids ).
Un diabète gestationnel fait courir des risques au bébé, et peut compliquer l’accouchement, c’est pourquoi il doit être contrôler pour ramener le taux de glycémie à la normale.
Lorsque le diabète est ‘faible’, un simple régime alimentaire peut permettre de revenir à un taux de glycémie normal. Lorsque le cas est plus lourd on aura recours à des injections d’insuline.

Si le diabète gestationnel disparaît après la naissance, il augmente le risque pour la femme de développer un diabète de type 2 ultérieurement.

Diabète et ménopause

A la ménopause, le risque de Maladie CardioVasculaire augmente; rajouté dessus un diabète et ce risque est multiplié par quatre.

Les femmes diabétiques peuvent bénéficier des traitements hormonaux substitutifs au même titre que les femmes
non diabétique. Il a été démontré que le traitement hormonal substitutif (THS) et la thérapie de remplacement à l’œstrogène (TRO) peuvent aider au contrôle glycémique, sans effets négatifs sur la tension artérielle, les maladies cardiovasculaires ou l’accident vasculaire cérébral. Par contre leur bénéfice sur le risque de MCV n’a pas été démontré.
Les indications et contre-indications sont les mêmes que pour une femme non diabétique.

La femme au centre du combat contre le diabète

Même dans nos sociétés modernes, la femme reste le centre du foyer, de la famille, c’est elle en premier lieu qui transmet aux enfants les valeurs de base, en particulier en ce qui concerne l’alimentation.

Une femme peut influencer toute sa famille en lui faisant adopter un régime alimentaire sain et en l’encourageant à faire du sport et à bouger pour rester en forme et en bonne santé, et diminuer le risque de diabète (de type 2).

( Source : https://www.idf.org/, diabete voice, la femme et le diabète )

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