Petit-déjeuner tardif : risque d’IMC plus élevé chez le diabètique

Prendre un petit-déjeuner tardif pourrait être associé à un risque d’IMC élevé chez les personnes atteintes de diabète.

Diabète : Petit déjeuner tardif, facteur de risque ou révélateur

On savait déjà que le petit déjeuner était un repas important, d’autant plus important pour les diabétiques et les personnes à risques. Mais une nouvelle étude de l’Université de l’Illinois (Chicago) révèle que l’heure à laquelle ce petit-déjeuner est pris est elle aussi un facteur d’importance.

Pour ce faire, les chercheurs du département Endocrinologie, diabète et métabolisme du Chicago College of Medicine ont analysés les réponses de 210 volontaires, hommes et femmes en cours de traitement à la clinique d’endocrinologie ambulatoire de la Faculté de médecine à l’Hôpital Ramathibodi, de l’Université Mahidol en Thaïlande, diabétiques de type 2, âgés en moyenne de 58 ans, traités pour le diabète en moyenne depuis 10 ans, n’ayant pas de travail de nuit, sur leurs préférences de vie, en particulier sur leur horaire de petit-déjeuner, mais aussi sur leurs heures préférées de réveil et de coucher, leurs horaires d’activités sportives, d’activités professionnelles…
Les volontaires devaient aussi indiquer les horaires de leurs repas, leur apport calorique, leur IMC…
 
Quelques observations de l’étude :
– En moyenne le petit-déjeuner était pris vers 8h00, le petit déjeuner « du matin » pris entre 7h00 et 8h30, le petit déjeuner tardif pris entre 7h30 et 9h00 ;
– 97 participants avaient un mode de vie plutôt « du soir » (avec un petit-déjeuner tardif), 113 « du matin ».
– Dans le mode de vie du matin tous les repas sont pris plus tôt dans la journée;
– Le mode de vie du soir est associé à un IMC plus élevé alors que le mode de vie du matin est associé à un IMC plus faible que la moyenne;
 

Les chercheurs ont conclu que, chez les patients diabétiques à risque d’IMC élevé, prendre un petit déjeuner tardif pourrait effectivement décaler l’horloge biologique interne, et augmenter le risque métabolique.
 
Enfin, ils soulignent que prendre son petit déjeuner à un horaire plus tardif est aussi associé à différentes mauvaises habitudes de vie qui contribuent à un IMC plus élevé.
 
Toutefois les chercheurs suggèrent d’explorer la possibilité qu’un changement d’heure pour le petit déjeuner puisse mener à la réduction de poids chez les personnes atteintes de diabète de type 2.
 

Source : Diabetic Medecine – The relationship among breakfast time, morningness–eveningness preference and body mass index in Type 2 diabetes

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